Rendez-vous a
La Trinité sur Mer
du 22 au 24 juin 2018
Pour les 21 ans de
l' Armor-Cup

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L'équipage DEPFS/O'lofée 1 à l'entrainement





Le journal de bord de l'équipage DEPFS/O'lofée 1

L’Armor Cup : épisode 1 !

" Abattre, affaler, amure, bout-dehors, écoute, bout, embraquer, génois, GV…. Voilà un vocabulaire étrange que je tente encore de décrypter…
Je le découvre dès la première minute de notre arrivée au port de Saint-Cast-Le-Guildo sur le J80 que je partage avec Benoît, Philippe, Julien B., Vincent et Malo, sans compter notre « merveilleux » voire « fantastique » moniteur (la quarantaine hâlée, le regard bleu Maldives, le sourire Ultrabrite – non ce n’est pas Popeye des « Bronzés »….) qui, de sa voix douce mais néanmoins directive, nous invite à prendre place à chacun des postes-clé, barreur, Numéro 1, embraqueurs, régleur de GV.
Je décide en cette matinée du 1er jour que le mien sera « observateur »…
D’abord apprivoiser la bôme, cet ennemi public n°1 (surtout le mien), la jauger, la regarder droit dans ses petits yeux froids et métalliques, puis essayer de comprendre les paroles échangées entre mes co-équipiers, ce langage abscons, tout à fait incompréhensible pour qui n’a jamais navigué, évaluer la distance à franchir entre ma confortable position assise à babord et ma position à tribord façon crapaud aux aguets pendant un virement de bord (ah cette question cruciale voire stupide « Parés à virer ? » aboyée par le barreur, qui me laisse pantelante « NON pas parée du tout à virer !! »), toujours surveiller la bôme du coin de l’œil, accepter psychologiquement la quasi-verticalité quand le bateau gîte (merci Ô constructeur de bateau d’avoir pensé à cette formidable excroissance sur laquelle je me cale et qui m’évite le plongeon dans une eau à 8°…)...et prendre des photos (n’oublions pas que je suis en mission spéciale façon « Tintin au pays de la Saint Jacques »), les envoyer sur FaceBook, lire les commentaires, y répondre, répondre au téléphone, lire mes mails, y répondre… bref une matinée indispensable pour me mettre dans le bain….
Retour au port, picnic au Centre Nautique, dehors, au grand soleil, le ciel se dégage, devient tout bleu, plus un nuage, vite, vite, on y retourne, enthousiastes, pas encore fourbus, goûtant le privilège de vivre ces moments-là.
C’est forte d’une toute nouvelle compétence, à savoir m’occuper EXCLUSIVEMENT du foc, (le border, l’enrouler), voile joliment décorée de bouts de laine colorés, les penons (« attention à tes penons, parallèles les penons, PARALLELES !! » dixit notre moniteur de sa voix douce….), que je découvre les joies de la régate sur une eau bleue, scintillante et frémissante.

A vos marques, prêts, voguez !!

Les « Pirates », Spi noir, avec dans le rôle du « Numéro1 », Big Jack, 1m98 de muscles et de circonférence les bras tendus (alors que ce poste doit être de préférence tenu par un jeune marin agile et de taille moyenne), le « Bateau-du-Chef », Spi vert, et le nôtre, Spi orange (les meilleurs ambassadeurs de la marque…) se tirent la bourre, virent de bord, abattent, lofent, montent au vent et bordent le Spi, empanent sec et affalent efficace.
A l’arrivée, c’est le « Bateau-du-Chef », casaque verte, qui franchit la ligne le premier (« mais quelle ligne ?? je ne vois aucune ligne….. »).
D’aucuns (amers et mal-disants) diront qu’on a laissé gagner cet équipage… J’oserais avancer qu’ils étaient fins stratèges….
Big Jack, encore néophyte et mesurant mal les distances, en reste tout ébaubi quand il apprend que les « Pirates » sont bons derniers alors qu’il annonçait déjà au Tout-Saint-Cast sa victoire et celle de son équipage…..
Trouvant un réconfort dans le sacrifice rituel d’une galette saucisse, cuite avec amour et dextérité par David, hôte d’exception, Big Jack entame un zouk chaloupé, prémice à une nuit de repos bien mérité.
2ème jour : en profiter, au maximum, rester à bord, manger à bord, naviguer, ne pas en perdre une miette, même si le soleil s’est fait rare, remplacé par le fameux crachin breton qui fouette nos capuches, voile nos verres de lunettes et mouille nos derrières…. Mais qu’importe ! Le Fort Lalatte, le cap Fréhel et les îles à portée de voile valent bien d’être un peu secoués par les éléments !
C’est l’heure de se quitter, dernier débrief autour d’un café chaud préparé par nos moniteurs, retour en train pour les parisiens et lyonnais, en voiture pour les bretons, sous une pluie battante, demain le bureau ou un jour de congé supplémentaire pour se reposer, et rendez-vous en juin pour poursuivre l’aventure !
O'lofée est née pendant ces 2 jours, O'lofée c’est le nom de notre équipage, concentré de qualités diverses propres aux marins : solidarité, vigilance, réactivité, gentillesse, esprit d’équipe, savoir-être et amour de la mer.
Merci André, Malo, Augustin, Jean-Alfred, Julien B., Julien F., Benoît, Gilles, Philippe, Jacques, Guillaume, Laurent, David, Vincent, Mickael et Alexis.
O'lofée, morgane de toi... "

Valérie Delbecq, reporter DEPFS






 
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